La magie s’efface devant la technique

La magie s’efface devant la technique

Dans le chant ou l’art du chant, car le chant est un art où la technique y est pour peu. En fait, la technique sert de miroir au porteur de voix pour se parcourir lui-même, mais ne remplace pas les aptitudes naturelles de la voix que possèdent tous les humains.

Bien qu’il y ait plusieurs définitions du mot art, lors de ma recherche, les deux premières qui apparurent furent celles que je vous présente ici car elles sont éloquentes de leurs différentes directions et qui me fit me faire cette réflexion.

La définition première de l’art (ancienne) est : Moyen d’obtenir un résultat (par l’effet d’aptitudes naturelles).

Ainsi, l’aptitude qui influence le plus la portée du chant dans tous les domaines est celle de transposer dans sa voix le courant du coeur. Ce n’est pas une connaissance que l’on développe car tous naissons avec cette aptitudes à transmettre l’énergie du coeur dans ce que nous faisons ou créons. Cette aptitude est seulement refoulée par notre mode d’éducation, nos expériences de vie et le modèle du faire et de la performance. L’art de la voix est avant tout une création servant à mettre en son, par la grâce de la voix, les influences du courant de vie. Dans trop d’attention sur la technique, le ressenti du corps et le courant du coeur se perdent au profit de la performance et du mental.

La définition d’art de nos jours est celle-ci : Ensemble de connaissances et de règles d’action, dans un domaine particulier.

Définition qui met de côté la sensibilité du ressenti, de l’inné et du coeur pour placer les connaissances intellectuelles et le faire en premier plan.
Le chant c’est avant tout être dans son coeur pour en charger la voix. La technique quant à elle, est utile pour servir cette magie mais ne devrait en aucun cas primer dans le fort intérieur du porteur de voix sinon, il en perd son art et son contact avec la puissance intangible de vie qui le traverse et qui se manifeste dans sa voix. Une voix sans magie est une voix éteinte. Il reste et demeure un simple technicien où les âmes restent insensibles à son chant.

Le chant sert à créer un tressaillement dans l’âme qui écoute et la remettre en relation avec la beauté et l’amour qu’il y a en elle-même. Seul un chant du coeur peut arriver à cela, l’art est en cela avant tout, avant la prouesse vocale. La prouesse vocale appelle à elle un désir de performance et d’être meilleur. L’attitude d’une voix en exploration n’est pas la même que celle d’une voix qui veut paraitre meilleure. C’est une ligne très mince entre les deux, où les sentiments nobles en tracent la différence.

La performance provient de la haine et impose une dureté. La performance est aux antipodes de l’acceptation , de la bienveillance et de l’amour. La vie ne performe pas, nous ne sommes pas venus performer mais retrouver en nous le chemin de l’amour universel et l’acceptation pleine et entière de qui nous sommes.

Pour hausser la qualité de notre chant nous ne devons pas penser mais sentir.
Nous ne devons pas juger mais accepter.
Nous ne devons pas résister mais nous abandonner.
Puis, plus que tout, nous devons offrir dans notre plus grande humilité et vulnérabilité notre amour. Nous devons naître fleur et comme elle offrir notre coeur dans notre voix.

Avec coeur,
Valérie

Si ce texte trouve résonance en vous, peut-être êtes vous prêt à Éclore à votre Voix?

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