Une connexion perdue

La connexion au vivant, à la sagesse du grand Esprit qui vit en toute chose s’est perdue, conséquemment, l’humain se croit au dessus de la vie elle-même et de la nature. C’est là son plus grand frein, en agissant ainsi, il se coupe lui-même de la vraie grandeur qui est en lui. Cette grandeur se manifeste quand l’homme comprend qu’il est l’enfant porté par des parents éternels. Quand il reconnait cela en lui, naturellement il devient enclin à servir la vie, la création. Cette humilité est si difficile à embrasser en tant qu’être humain, c’est pourtant elle qui nous libère du contrôle et du savoir et nous rend véritablement grand. Se faire tout petit pour devenir grand, voilà un paradoxe sur lequel il est si important de méditer.

Essayer de contenir la nature est temporaire et illusoire. Celui qui tente de le faire, car cela ne peut seulement qu’en rester à la tentative, n’a pas compris qu’il ne contient pas la nature mais que c’est la nature elle-même qui le contient.  Elle reprend toujours ses droits, ses terres et l’humain en fait parti. Elle reprendra la matière de la chair autant qu’il sera nécessaire pour préserver la vie en elle, car elle est vie. La terre est notre mère et pas l’inverse. C’est ainsi, et c’est le cours naturel . Elle est nature intelligente dans la vastitude de la conscience vivante de création. Se souvenir d’où l’on vient, aide à retrouver sa juste place. L’humain est né du courant cosmique et tellurique et non l’inverse. Le cosmos et la matière ne sont pas nés de l’homme. De toutes les histoires, les âges, les ères, ils précèdent l’homme et ils sont l’essence même de son existence. Donc l’homme est nature et cosmos, il est la vie et c’est cela qui lui permet de créer et non son ego démesuré qui se pense au dessus de tout. Pour devenir grand il doit d’abord en lui devenir tout petit.

Le lien a été perdu , ce lien qui garde conscient de la véritable place de l’homme dans ce monde. Un lien qui permet de comprendre la mort comme un continuum essentiel de la vie. La mort n’est donc pas une fin, mais une étape où il y a changement de la forme. La lumière contenue dans la matière, elle, ne change pas, elle vit toujours car l’essence de la lumière est éternelle. L’homme est de cette essence il ne peut donc jamais réellement s’éteindre. Seul sa forme matière change et sa conscience de ce qu’il est évolue et grandit au travers ces passages.

La connaissance ancestrale de qui on est réellement s’est perdue et c’est ce drame qui se joue en ce moment. On accepte plus la mort, on ne voit pas plus grand que son petit je. On étire la longévité sans cesse, on produit des naissances par tour de force et on s’accouple sans retenue et sans conscience. Le pouvoir et la cupidité dominent et mènent ceux qui l’exercent à leur perte ainsi, que tous ceux qui acceptent d’être dominés par peur ou inconscience.

Quand on regarde avec les yeux sans fin du vivant on comprend que nous sommes nature et quand, dans la nature, l’équilibre est rompu il y a extinction. Puis, la vie animera de nouveau la matière dans un autre cycle d’évolution dans une autre espèce et cela recommencera jusqu’à ce qu’un jour l’être comprenne qui il est vraiment, où est sa place et comment il peut vivre en dansant avec la vie pour préserver l’harmonie. Préserver la vie harmonieusement veut dire accueillir la mort quand elle se présente sans chercher à la contrôler. Vivre en conscience de nos actes dans la bienveillance pour les autres et pour la vie et son environnement. Une population ne peut grandir sans fin sans tuer son habitat, c’est ainsi pour les animaux. Alors, pourquoi en serait-il autrement pour les humains? L’humain ne se voit plus comme nature et c’est son plus grand problème. L’humanité prend parfois des airs d’hybrides déconnectés qui marchent en fuyant la vie en eux , vie à laquelle pourtant ils tiennent si fort, tellement fort qu’il causent exactement l’inverse. La vie à un sens large et ne se limite pas à un coeur qui bat mais également aux étincelles du coeur qui brillent dans les yeux des âmes incarnées. La joie profonde et la conscience du sacré sont de plus en plus rares et la vie porte de plus en plus la lourdeur du plomb dans le coeur de chacun. Une seule question suffit à réorienter son chemin : “Qui suis-je réellement? ” et la quête véritable découle de cette simple question. La connexion perdue reviendra au fur et à mesure que la réponse à cette question se dévoilera par l’intérieur. De cette unique question et resurgiront d’autres comme : ” Pourquoi je suis ici, quel est le sens de la vie et d’où je viens?” Par ces questions, une porte intérieure s’ouvre et transforme la vision des choses, des autres et de la vie elle-même. Cette porte laisse entrer la lumière pour mettre de la clarté dans l’obscurité.

Définition de l’humain : Nature Divine

Nature car, il est de la nature. La mère qui a créé sa chair est la terre et les éléments leur, air, eau et erre. 

Revenir à plus d’amour c’est revenir à la terre, à la mère divine.

Divine car, ce qui donne vie à tout ce qui est, à toute forme c’est la lumière divine. Le père cosmique qui souffle la vie par le feu du soleil éternel. 

Revenir a plus de foi et d’ouverture au divin c’est revenir vers l’humilité et vers le père, vers l’Esprit.

Ainsi, l’humain devient l’expression et la manifestation de la nature divine en lui, car il EST à l’origine la nature divine.

L’humain est nature et essayer de le contenir dans son cours d’êtreté est aussi temporaire. La vie quelle qu’elle soit ne peut jamais être contrôlée, elle est une partenaire de danse pas une esclave. L’esclavage mène à la mort et à la destruction pour libérer, car la vie ne peut être contenue et controlée. Il y a ces chaines que l’être inconscient pense lui imposer. Cependant, la vie, elle ne souffre pas de ces chaines car, elle n’y est jamais réellement emprisonnée. Seul en souffrira celui qui croit en être le maître et qui ne voit pas que les chaines c’est en lui qu’il les attachent. Il se pend lui-même avec. La vie est un mouvement infini qui bouge et se mue au gré de l’essence de la lumière, de l’Esprit. La vie est fluidité et mouvement et si le contenant de la vie devient strict et rigide; il se rompra.

S’il était encore relié à la nature, au vivant et à la sagesse de cette vie même en lui, il verrait au delà de la forme et comprendrait l’origine de son corps et de son essence de lumière. Il danserait avec la vie au lieu de tenter de la contraindre par suffisance et peur. La mort n’est que continuum de vie et celui qui la refuse , refuse sa nature de lumière et la vie qui est joie en lui. 

Nous avons le choix de nous rompre ou de danser avec la vie en acceptant ce qui est. Cela ne veut pas dire ne rien faire, mais cela veut dire faire tout en respectant le vivant. Puis, quand cela n’est plus possible, alors d’accepter que c’est ainsi et laisser-aller à ce qui doit être. Accepter humblement que nous somme nature, contenu dans la nature et que notre essence de lumière est éternelle et nous accompagne et nous garde où que nous soyons. Il y a une intelligence infiniment plus grande que notre intellect qui se met puissamment à l’oeuvre à l’intérieur de nous dès que nous le lui permettons. Avoir la foi signifie lui donner les rênes et lâcher prise en cessant de résister au cours de la vie. Permettons à la vie de sourire à nouveau dans notre coeur et notre visage.

Avec coeur,

Valérie

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