Prendre ce moment avec vous dans cet instant pour vous partager quelques mots sur mon expérience avec la méthode de libération des cuirasses (MLC©) est un doux bonheur ressenti au cœur de mon corps. De la douleur…à la douceur…. Comment débuter ce partage avec ses mots ? Voilà j’ai cette piste qui me vient à l’esprit.  Souvent les gens que j’accompagne avec la MLC me demande mais toi, Nathalie, qui est une ancienne athlète de niveau mondial dans le hockey sur glace comment es-tu arrivé à vivre des mouvements si doux et si lents ?  Ça me fait sourire de l’intérieur de réentendre cette question en vous l’écrivant en ce moment. En fait, j’ai choisi d’explorer au tout début ces mouvements principalement pour deux intentions. La première parce mon corps me réclamait de la douceur et que je n’en pouvais plus de ressentir la douleur dans mon corps. La deuxième parce que j’avais besoin de ralentir mon corps, mon rythme. Autant j’avais aimé « courir et patiner » très vite dans ma carrière et ma vie autant le besoin de ralentir criait en moi. Je peux vraiment vous partager que j’étais très sceptique au tout début.  J’ai même jugé cette approche en disant que ces mouvements ne faisaient rien dans le corps même si je ne les avais jamais expérimentés. Comme quoi j’ai jugé ce que j’avais le plus besoin à ce moment-là de ma vie. Provenant d’un parcours d’hockeyeuse de l’équipe canadienne, où je considérais mon corps comme une machine à performer et à toujours aller plus vite, plus haut, plus fort, comme cette devise olympique, je peux vous écrire que j’avais de grands doutes quant à la capacité de cette approche à créer un espace de détente en moi pour relâcher mes cuirasses musculaires. D’autant plus que j’avais une grande capacité à avoir la bougeotte très facile.  Heureusement, j’ai choisi de faire confiance au ressenti de mon corps et j’ai osé explorer l’approche. Un peu d’histoire en remontant dans le temps en octobre 2005 plus exactement où j’ai vécu ma première expérience avec la MLC. Je m’étais inscrite à une journée d’exploration donc vivre 2 classes de mouvements dans la même journée. La première fois quand je me suis étendue au sol, j’ai ressenti la courbure dans le bas de mon dos…ouf ! Il ne touchait point au sol. C’était fort bien tendue dans cette région. Moi qui avait vécu des hernies discales dans mes vertèbres lombaires à la fin de ma carrière et bien-là je sentais bien que mon corps était « hypothéqué » de tensions musculaires douloureuses dans cette région. Telle fut ma surprise de ressentir au fur et à mesure du mouvement que ma douleur diminuait ainsi que mes tensions musculaires. Et quand j’ai enlevé le bâton et étendue mes jambes au sol, wow ! ces mots ont résonné en moi. Le bas de mon dos était à plat au sol, plus de courbure. Je me suis dit intérieurement comment est-ce possible ? J’ai eu comme réponse que les tensions musculaires avaient relâchée tout simplement donc les muscles venaient de se détendre…de la douleur, je venais de rencontrer la douceur dans mon corps. Wow et rewow, je me suis dit en moi. Au fur et à mesure que je vivais tous les autres mouvements, la détente s’installait en moi et mon mental se calmait. J’arrivais de plus en plus à ressentir mon corps et même à l’entendre à travers ses mots « comme j’avais tant besoin de douceur et de lenteur ». Je me souviens même avoir pleuré quelques larmes de m’avoir tant exigé de performance au cours de ma vie sportive. Je réalisais comment j’avais travaillé très fort pour être reconnue et aimée à travers cette exigence de réussite sportive. Et tout à coup dans l’espace d’une consigne de mouvement de la personne qui nous guidait, je l’entendis nous dire « écouter et respecter les limites de votre corps » ! Et bien ces mots venaient de créer tout un bouleversement en moi où je me suis dit « mais je n’ai plus aucune idée où sont les limites dans mon corps » moi qui avait vécu tant d'entraînement à dépasser mes limites. J’ai eu à ce moment-là d’autres larmes de tristesse qui ont jailli de mon cœur. Ensuite est venu cette image à l’intérieur de moi d’un voile rose pâle et ses mots qui me disait d’accueillir cette douceur dans mon corps et qu’elle serait maintenant mon guide. À ce moment-là, j’ai réalisé à quel point mon corps pouvait vraiment me guider dans la reconnaissance des nouvelles limites que j’avais besoin de découvrir. Après cette journée et assise dans ma voiture avant de retourner chez moi, telle fut ma surprise de ressentir mon corps régénéré comme si j’avais vécu une journée d’entrainement exigeante. Comment était-ce possible ?  Je venais de passer des heures étendues au sol à vivre des mouvements tout simples ? Mes muscles s’étaient relâchés tout comme les fascias et mon corps s’était régénéré dans l’espace de « rien-faire ». Encore un « wow et rewow » se fit retentir de mon corps. Incroyable ! C’est à ce moment-là dans ma voiture que j’ai choisi de vivre tout un processus de libération de mes cuirasses à travers la formation de MLC et d’accompagner d’autres êtres avec cette approche. Au fil de mon exploration avec la MLC, maintes sensations fut ressenties dans mon corps allant des couches musculaires superficielles comme dans mes profondeurs. Ressentir un muscle qui relâche… une émotion de tristesse, de colère qui se pointe… mon corps qui se contracte  par la peur… le liquide céphalo-rachidien qui coule au cœur de ma colonne vertébrale… le fascia qui guérit un muscle...le dialogue avec mon corps qui s'approfondit...ma confiance et l'estime de mon être qui grandit....ma respiration plus profonde et plus longue que ce que je n’avais jamais connu malgré toutes mes heures d’entraînement…wow ! Certes, il y a eu la rencontre de maintes sensations, émotions, images de transformation en relation avec mon inconscient dans mon corps et à chaque fois que je m’étends au sol depuis ce moment en novembre 2005 pour vivre ces mouvements d’éveil corporel, je pars à l’aventure de mon être ! J’ai rencontré la vie en moi tout comme la mort…mourir à plusieurs mécanismes de défenses, à ces cuirasses dans mon corps qui m’ont aidé à survivre à différentes périodes de ma vie mais qui ont aussi créé de la douleur dans mon corps. Maintenant et depuis plusieurs années, à travers la libération, j’y ai rencontré la pulsion de vie au cœur de mon être, la voix de mon âme. C’est elle qui demande à chaque fois sa place légitime dans mon corps et qui me guident dans la justesse de chacun de mes pas, chacune de mes paroles, dans la justesse de mes choix de vie. Aujourd’hui et pour toujours cette douceur m’accompagne dans le fruit de mon avancée sur terre et si vous ressentez le désir de rencontrer votre corps à travers la douceur et la lenteur de celui-ci, ce sera un merveilleux plaisir de vous accompagner sur ce chemin. Avec douceur et lenteur, Nathalie