Quitter le nid

12 février 2017

Eh oui! Ce fût là que je me suis blottie les 6 premiers jours de mon arrivée en terre New-Zélandaise. Ce hostel est vraiment très bien, quoique je n’ai aucune autre expérience des hostels lol! En tous cas, tous les gens du coin n’en disent que du bien.

Le plan aujourd’hui est de faire mon lavage, repaqueter tout ça….hiii maman! je ne sais vraiment pas comment je vais faire ça! Il y a quelqueSSS objetSSS qui ce sont rajoutés lol! Bof je vais mettre ça dans la valise de mon char, anyway je sais déjà que je vais devoir envoyer du stock au Canada avant mon départ pour la Tasmanie, dont mes $#?%?&%&? bottes de rando suuuuuper confortable ( Je suis très sarcastique là!)!! Elles pèsent une tonne , ça ne me fera pas de peine de m’en défaire! Au diable le look à l’australienne. Hier je me suis acheté une paire de Salomon speed cross! C’est les meilleures! J’ai les mêmes à la maison (avoir su…), comme ça je suis certaine que je ne vais plus souffrir du pied!

Conseil: si vous venez en NZ et que vous ne prévoyez que des randonnées d’une journée, des espadrilles de sentier, avec de bonne coches en dessous, c’est suffisant! sauf si vous êtes moumoune de la chevillette!

Aujourd’hui je prépare surtout la suite de mon périple. Ayoye… je dois vous dire que le feeling d’avoir toutes les possibilités devant c’est comme……d’avoir le vent din babines version le chien qui sort sa tête par la fenêtre du char! Vous avez l’image en tête là? Ben c’est ça! C’est weird comme feeling, nouveau, mais vraiment pas désagréable, ça chatouille même! Pis j’me stress pas trop, quand je vois que toutes les façons d’aller à un endroit sont fermées je me dis que ce n’est pas là que je dois aller! Comme le MtCook! j’aimerais trop ça y aller, mais jusqu’à date, il n’y a aucun moyen que je me loge pour une nuit même à 100km de là. S’il ne faisait pas si froid les nuits je dormirais dans mon auto. Je vais regarder encore aujourd’hui et si ça n’évolue pas, je change de plan! J’ai déjà entendu quelque part qu’il faut rester malléable pour que les opportunités puissent s’offrir a nous.

J’apprend ici à faire confiance à la vie, à ME faire confiance. En seulement 6 jours à la même place j’ai déjà des repères qui ce sont installés et j’appréhende le départ même s’il m’excite en même temps. Wo! Wo! C’est pas le temps d’me tricoter des pantoufles !!

La conduite sur cette route est…comment dire….hum….divertissante?..Je me fait force et me dis ; « let’s go Moreau t’es capable! t’as peur? ok alors tu dois le faire encore et encore jusqu’à ce que tu sois bien la dedans! Just DO IT!! »C’est mon mantra.

Donc au menu demain direction TeAnau, le lac et les grottes de vers luisants. J’vous tiens au jus les amis!

Val xx

crédit photo: Valérie Moreau

La tension monte

17 janvier 2017

Suivre sa voie n’est pas sans difficultés! lol ( je ris jaune un peu)….

Mon départ est prévu pour le 6 février 2017, soit dans un peu plus de trois semaines et la tension monte. Elle monte partout, dans ma tête, dans mon coeur, dans mon corps, dans mon couple. Je m’en fait pour mille raisons et lui s’en fait pour moi. La séparation imminente déchire nos coeurs.

Je ne suis pas une voyageuse aguerrie, alors je vois des défis là où la plupart des gens ne verraient que l’usage. Les douanes, cibole que c’est stressant hein? Ils ont un entregent et un sourire extra-ORDINAIRE! Oui oui vous avez tout compris, je vous fait l’énumération de mes angoisses. Ne-non ne partez pas, ça va mettre un baume sur votre coeur de voir qu’il y a plus névrosé que vous. Bah non! finalement, c’est trop fastidieux à écrire car la liste est trèèèès looooongue! Mis à part les gugusses que j’ai peur d’oublier, il y a la crainte de ne pas comprendre ou de me faire comprendre dans ce pays étranger. La peur d’être seule, pas la solitude comme dans "seule pour déjeuner", mais la solitude devant les défis. Je vais devoir me fier que sur moi, me débrouiller et me garder en sécurité. De toute évidence, je ne suis pas la plus "badass" des filles, mon créneau c’est plutôt p’tite fleur bleue. Ha Ha!!

Quand je discute avec mes amis du départ soon, les larmes me montent facilement aux yeux. Je suis morte de trouille!!  Je vous partage ça car je trouve ça beau d’avouer ses faiblesses, ses peurs. On en a tous et on dirait que c’est tabou de parler de ça en société. Il prend bien plus de courage et d’humilité pour avouer ses manques que pour les masquer. Cette humilité éveille chez les autres la compassion,  l’empathie et ouvre les coeurs. Les gens qui me questionnent sur mon projet finissent immanquablement par me dire :  » Mon Dieu tu es courageuse » , oui, mais je sens que dans le courage il y a la faiblesse aussi. La faiblesse dans tout ce dont on ne se sent pas à la hauteur mais que l'on doit surmonter. Cette faiblesse devient alors une force, car c'est à partir d'elle que naît le courage.

Mon amoureux, il va tellement me manquer! À travers ces stress, on se rapproche, on se connecte. On va puiser dans nos coeurs les sentiments les plus inconditionnels qu’il nous est possible de sentir. Sentir le vrai, sentir la joie pour l’autre. C’est une vraie croisade intérieure moi je vous le dit!! Mais elle en vaut tellement la peine, dans le fond de moi je le sais. Dans toute sa sagesse il dit souvent :  » La vie ne nous donne pas ce que nous voulons mais ce dont nous avons besoin pour grandir »  TRUUUUUUUUE!!!!  Il faut vivre dans le moment présent , savourer chaque seconde en la compagnie de l’autre, car on sait que bientôt, il y aura un grand vide dans notre vie du nous. Je crois que je vais grandir la dedans, je crois que je vais apprendre a encore plus choisir dans quelle émotion je décide de vivre chaque instant. Quand je serai loin, je vais tenter de vivre le moment présent et de vivre la joie. De la joie et de l’amour pour moi même, qui m’emplissent. Ce sera seulement lorsque j’aurai acquis cela, que je pourrai illuminer complètement la vie autour.  Oupsi ! je suis rendu loin moé là! lol!

Aussi, si je laisse la peur guider ma conduite, qui devient le capitaine du navire? Je ne suis pas une qui laisse sa place de capitaine, je veux guider moi même mon propre navire.

Par le passé, j’ai observé que de mes plus grandes peurs sont nées mes plus grandes joies.

Val xx

Crédit photo : Mathieu Charette